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Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine culturel des Hauts-de-France

L' Inventaire général du Patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier de la région. Actuellement, vous avez accès ici aux dossiers d'inventaire et aux ressources numériques disponibles sur les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. L'ensemble de la documentation est également consultable au centre de documentation.

 A la une

Le cimetière de la Madeleine (Amiens)

Après les 531 dossiers sur les monuments des plaines A à K (emprise du cimetière 1817-1828), voici 422 dossiers supplémentaires sur ceux des plaines L à O (première extension du cimetière en 1828).

Les plaines P et S (seconde extension en 1873) ainsi que trois dossiers de synthèse sur les monuments et le décor complèteront l'étude fin 2016.

 Pour en savoir plus, voir le dossier de présentation ou les conditions d’enquête.


 

 

Lumière sur

L'architecture publique du Val de Nièvre

Les mairies et écoles

Sous l'Ancien Régime et jusqu'au début du 19e siècle, l'enseignement primaire est le plus souvent dispensé dans le logement même de l'instituteur. L'un d'eux est attesté en 1720 à Ville-le-Marclet, tandis que Jacques Tilloloy, qui succède en 1748 à son père comme « magister » de Pernois, est resté fameux dans la mémoire locale pour ses talents de conteur (cf. annexe).

Les étapes de l'architecture scolaire

Les communes créées par la loi du 14 décembre 1789 n'ont pas disposé, dans un premier temps de bâtiments spécifiques pour loger leur administration. Elles disposent par la suite d'un petit bâtiment situé à proximité de l'église ou d'une pièce du presbytère à usage de classe. Ainsi l'ancienne école de Bouchon, aujourd'hui intégrée dans une ferme, est-elle probablement le plus ancien bâtiment à usage d'école subsistant dans l'aire d'étude. Durant la première moitié du 19e siècle et même au-delà, l'école occupe souvent une maison particulière, comme à Flixecourt, reconstruite en 1826, Franqueville, L'Étoile ou Pernois, et comprend la salle communale pour accueillir les séances du conseil municipal et abriter les archives. L'école des garçons de Canaples, construite en 1856, reprend la forme traditionnelle du corps de logis en rez-de-chaussée en pan de bois et torchis.

La loi Falloux du 15 mars 1850 sur l'instruction publique, puis la circulaire du 14 juillet 1858 sur la construction des maisons d'école, rendent obligatoire la construction de bâtiments destinés aux écoles, et permettent d'esquisser peu à peu les caractères d'une architecture scolaire et municipale. La taille des édifices est proportionnelle à celle de la commune, et les plus petites d'entre elles continuent d'abriter sous le même toit la ou les classes, la salle de mairie et parfois le logement de l'instituteur. Leur emplacement est lié aux disponibilités foncières et au développement urbain. L'influence de Saint Frères n'est sans doute pas étrangère dans certains cas, notamment à Berteaucourt-les-Dames où les écoles sont établies à proximité de l'usine et des cités ouvrières d'Harondel.

Dès les années 1840, les maîtres d'oeuvre des nouveaux bâtiments communaux sont le plus souvent des architectes de l'administration, ou des architectes très actifs dans la Somme à cette époque : Charles Demoulins, architecte à Doullens, pour les école de garçons de Saint-Ouen (1840) et de Ribeaucourt (aménagement, 1848) ; Jean Herbault, architecte départemental, pour l'ancienne école des filles de Ville-le-Marclet (1861) ; Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens, pour les écoles de filles de Canaples (1862), de Ribeaucourt (1866), de L'Étoile (agrandissement, 1870) et de Berteaucourt-les-Dames (1892), et les écoles de garçons de L'Étoile (agrandissement, 1867), Saint-Ouen (agrandissement, 1869) et de Berteaucourt-les-Dames (1872) ; Émile Ricquier, architecte en chef du département, pour les mairies-écoles de Bouchon (1874) et de Franqueville (1903) ; Anatole Bienaimé, architecte de Saint Frères et de nombreuses villas de la station balnéaire du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), pour les écoles de garçons de Ville-le-Marclet (1883), de Berteaucourt-les-Dames (agrandissement, 1903) et de Saint-Ouen (agrandissement, 1906), et l'école de filles de Saint-Ouen (1906).

Si l'architecture domestique contemporaine en brique ou en brique et pierre, avec ses façades ordonnancées, est la source d'inspiration principale pour les écoles, ce modèle donne lieu à de nombreuses adaptations, en rez-de-chaussée ou à deux niveaux, bâtiment unique ou ensemble organisé, selon que les constructions abritent une ou plusieurs classes, seulement l'école ou également la mairie et le logement de l'instituteur.

L'école de Flixecourt (1907, Alfred Cuvillier) proposent ainsi autant de variation autour du bâtiment en rez-de-chaussée.

La représentation municipale

L'ancienne mairie de Flixecourt, construite en 1827 par l'architecte amiénois Jean-Baptiste Marest dans le style néo-classique, fait figure d'exemple aussi précoce que remarquable. En effet, la construction de bâtiments à usage exclusif de mairie est plus tardif et certaines d'entre elles, comme à Saint-Ouen, sont aménagées dans d'anciennes écoles lorsqu'un nouveau bâtiment est élevé à cet usage.

Comme juste retour à l'architecture domestique, dans la seconde moitié du 20e siècle, les municipalités de Berteaucourt-les-Dames et de Flixecourt n'hésitent pas à investir des demeures élégantes de la fin du siècle précédent pour y installer leurs services.

Les variations du 20e siècle

La construction de mairies et d'écoles se poursuit, quoique sur un rythme moins soutenu, après les deux guerres mondiales. La mairie de Saint-Léger-lès-Domart, destinée à accueillir également une poste et un dispensaire, est reconstruite en 1928 sur les plans de l'architecte amiénois Claude-Antonin Dory, qui donne également les plans de la salle des fêtes construite la même année. L'école maternelle de L'Étoile (1934, financée par Pierre Saint) adopte un parti plus modeste.

Construites sous l'égide de la coopérative de reconstruction amiénoise La Paysanne, les nouvelles mairies et écoles de Pernois (Joseph Andrieu, 1957) et de Ribeaucourt (Jean Guidée, 1955) sont de bons exemples de l'architecture fonctionnaliste des années 1950, représentée également par les groupes scolaires Jules-Ferry (1953) et des Moulins-Bleus (Maurice Laya, 1962) à L'Étoile.

À partir des années 1980, la modification de la carte scolaire en milieu rural et le regroupement des établissements ont amené la suppression progressive de certaines écoles, et les bâtiments communaux sont le plus souvent partagés entre la mairie et un logement mis en location.

Les bâtiments des services publics

À la fin du 19e siècle, le développement des services communaux, l'amélioration des réseaux de communication ou simplement les besoins sociaux se traduisent par la création de nouveaux types d'équipements publics, partuculièrement dans les communes industrialisées. La poste de Canaples est aménagée dans une maison particulière. Celle de Saint-Ouen est construite en 1901 selon les plans d'Anatole Bienaimé, tandis que celle de Flixecourt est élevée à la veille de la Première Guerre mondiale.

Dans les communes dynamisées par l'activité Saint Frères apparaissent durant l'entre-deux-guerres des équipements sanitaires, comme le dispensaire intégré dans le bâtiment de la mairie de Saint-Léger-lès-Domart construit en 1928. En 1931 à Saint-Ouen, un hospice est aménagé et un dispensaire fondé selon les voeux du défunt Pierre de Berny, maire et châtelain de Ribeaucourt. Une maison du peuple est construite en 1926 par l'architecte Dècle. À Saint-Léger-lès-Domart, la poste est reconstruite en 1928 comme la mairie qu'elle jouxte, tandis que la même année, la salle des fêtes, appelée le Foyer, inaugure un type de bâtiments collectifs qui se diffusera surtout après la Seconde Guerre mondiale, comme à Ribeaucourt (Louis Douillet, 1963).

La nouvelle poste de Canaples est construite en 1955, puis agrandie au début des années 1970.

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