Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Inventaire général du patrimoine culturel en Picardie

l'Inventaire général du Patrimoine culturel de Picardie recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier.

A la une

La ligne Chauvineau, autour de Betz et Levignen (Oise)

Un nouveau dépliant à télécharger dans la collection "Découverte en Picardie"

 

Les Rencontres du patrimoine en Picardie : la recherche dans tous ses états

Retour sur la journée du 13 octobre 2015 : publication des Actes, reportage photos

 

 

Le cimetière de la Madeleine (Amiens)

Mise en ligne du premier lot du recensement du cimetière de la Madeleine :

plaines A à K (emprise du cimetière 1817-1828), soit 531 dossiers.

Les plaines L à O (première extension du cimetière en 1828) et les plaines P et S (seconde extension en 1873), ainsi que trois dossiers de synthèse sur les monuments et le décor, seront mis en ligne en 2016.

Pour en savoir plus, voir le dossier de présentation ou les conditions d'enquête.

 

Lumière sur

Les usines agroalimentaires (moulins à blé, moulins à huile, féculerie, sucrerie de betteraves, distilleries d'alcool, féculeries, brasseries) dans l'arrondissement de Compiègne

L´industrie agro-alimentaire est prédominante sur l'ensemble du territoire, avec près d'une centaine d'usines documentées et identifiées lors du repérage, dont 26 ont fait l'objet d'un dossier d'étude. L'importance de ce secteur d'activité s'explique évidemment par l'importance de l'agriculture qui y est associée. Les moulins à blé, qu'ils soient à vent ou dotés d'une roue à eau, sont présents en grands nombre. Sur les trente cinq moulins à blé et minoteries localisées par les sources ou simplement mentionnés comme ayant existé dans la commune, dix moulins ont été sélectionnés pour étude. Malgré la faible importance des bâtiments, ils constituent la première marque industrielle présente sur le territoire et souvent aussi le point de départ et d'ancrage de l'industrie. Cette production de farine est alimentée directement par l'agriculture locale. Seule la partie sud du territoire envoie sa production dans d'autres usines extérieures à l'arrondissemment de Compiègne, soit à Verberie ou dans la vallée de l'Automne. Même si les farines sont essentiellement destinées à la consommation locale, une partie est envoyée à Paris ainsi que dans le département du Nord. Chronologiquement, la plupart des moulins à blé sont établis dans le courant du premier tiers du 19e siècle ; certains remontant même sous l'Ancien Régime. Mais progressivement, vont être touchés par un phénomène de concentration et de reconversion. Dans la seconde moitié du 19e siècle, les moulins à vent souvent en bois commencent à être abandonnés, tandis que les moulin hydrauliques accueillent d'autres activités. C'est le cas du moulin Flobert à Attichy, démoli en partie pour l'installation d'une sucrerie, ou d'autres moulins à blé établis à Cuise-la-Motte, qui sont transformé en féculerie (féculerie Soupplet) pour l'un et en usine de matériel optique pour l'autre. Le phénomène s'observe à Ressons-sur-Matz où une laiterie industrielle est installée sur le site d'un ancien moulin à blé, ou encore à Evricout (moulin d'Espinoy) ou à Mélicocq (moulin à blé converti en usine de chaudronnerie).

L'autre grand pan de l'industrie agro-alimentaire du territoire est assuré par l'industrie sucrière, avec en corollaire la distillerie d'alcool. Ce secteur est représenté par 25 sucreries et distilleries d'alcool de betteraves, dont 10 ont été étudiés. Il illustre un phénomène de concentration dans cette partie est du département, et qui prend toute sa mesure à l'échelle régionale. Les sucreries de Villeselve, Appilly, Attichy et Francières, toutes situées dans l'arrondissement de Compiègne sont parmi les toutes premières à avoir existé et produit durablement du sucre de betteraves dans les années 1825-1835. Aujourd'hui, la sucrerie de Chevrières est la seule encore en activité dans le département de l'Oise.

La culture de la pomme de terre a aussi favorisé l'implantation d'une quinzaine de féculeries qui extraient l'amidon. Cinq d'entre-elles ont fait l'objet d'un dossier spécifique. Enfin, le territoire est également marqué par trois brasseries (dont une a été étudiée), deux laiteries industrielles (une étudiée) et trois moulins à huile (un étudié), souvent anciens. Le nombre de ces moulins à huile ou tordoirs a néanmoins pu être beaucoup plus important. Graves, dans son Précis statistique sur le canton d'Attichy précise par exemple qu'il existait onze moulins à huile dans ce canton dans les années 1830-1840, qui utilisaient généralement des graines de chanvre (chènevis) ou de colza. Comme beaucoup d'activités liées à une production agricole, la production d'huile était saisonnière et ne faisait fonctionner les moulins à huile que trois ou quatres mois dans l'année. Le moulin Fréminet à Cuise-la-Motte, est l'un des moulins de ce type à avoir été étudié.

Directement liées à une ressource locale présente sur l'ensemble du territoire, les usines agroalimentaires sont également assez bien réparties. Toutefois, les rivières qui permettent aux moulins notamment, de recourir à l'énergie hydraulique, constituent des axes privilégiés pour leur implantation. Certaines communes concentrent même une grande partie de ces établissements, comme Longueuil-Sainte-Marie (6 usines), Ressons-sur-Matz (5 usines), Remy (5 usines), Mélicocq (5 usines), Monchy-Humières (4 usines), Cuise-la-Motte (4 usines).

En savoir plus…